La ville de St Jean de Maurienne occupe un rôle historique dans la vallée ; outre ses vestiges gallo-romains, elle abrite St Thècle et les reliques de St Jean-Baptiste. Elle reçu l’investiture au début du XIème siècle de Humbert 1ère, dit aux Mains Blanches, qui ramena l’ordre et permit le renouveau économique et la reconstruction des édifices religieux détruits.
Parmi ses monuments historiques figurent :
Le musée Opinel, où est conservé l’outillage nécessaire à la fabrication du célèbre couteau (forge, marteau pilon…).
Le palais épiscopal, où est situé un grand salon au style baroque, recevant des expositions d’archéologie, d’art religieux, d’arts et traditions populaires…
La cathédrale datant du VIème siècle, où repose Humbert aux Blanches Mains et puis les stalles de Pierre Mochet, qui sont un chef d’œuvre de style gothique.
La haute Maurienne est passée l’économie agropastorale au tourisme, sous l’impulsion du développement des stations de sports d’hivers. Certaines communes fortement attachées à leurs traditions ont développé, avec talent, les arts populaires dont la sculpture, qu’illustre le diable de Bessans, réalisé dans le pin cembro.
En moyenne et basse Maurienne, le fond de vallée, grand axe de circulation, a vu dès la fin du XIXème siècle se développer de grandes usines d’électrométallurgie, dont bien des sites sont aujourd’hui fermées. Seules les unités les plus performantes subsistent. Les dernières fiches industrielles ont disparues, après la construction de l’autoroute A43 ; ce qui conforte la Maurienne dans sa vocation de trait d’union entre la France et l’Italie.